Les 5 pourquoi : creuser jusqu'au réel besoin

TLDR: Les 5 pourquoi, c'est poser « pourquoi ? » jusqu'à ce que le vrai problème apparaisse. Chez Sigmund, ça nous aide à identifier les besoins d'affaires réels, éviter les projets mal cadrés, et cibler où se trouve la valeur. Simple, efficace.

D'où ça vient

La méthode des 5 pourquoi (5 Whys) vient du Toyota Production System. L'idée : poser la question « pourquoi ? » cinq fois de suite pour remonter d'un symptôme jusqu'à sa cause racine. Et ainsi, éviter de patcher des problèmes en surface.

Depuis, la méthode a dépassé les chaînes de montage pour atterrir partout : gestion de projet, analyse de risque, résolution de bugs… et cadrage de projets numériques.

Pourquoi on l'utilise

Quand un client arrive avec une demande orientée vers la solution: refonte de site, nouvelle plateforme, amélioration de l’interface, c'est rarement le vrai besoin qui sort en premier. C'est souvent :

  • « On veut un nouveau site. »

  • « Notre CRM doit être remplacé. »

  • « On veut ajouter de nouvelles fonctionnalités. »

Ces idées de solution sont une interprétation des besoins perçus. Mais peuvent et doivent répondre à des enjeux plus profonds. on veut alors éviter les objectifs flous, les processus brisés et les attentes mal alignées. Les 5 pourquoi permettent de décortiquer la demande et trouver la valeur.

Comment on l'applique

C’est facile, presque niaiseux. Il n’y a aucun jugement ici, c’est tout à fait normal de manquer de recul. On est là pour vous l’offrir justement, ce regard extérieur, ce miroir parfois.

1. On part du symptôme

« On veut refaire notre boutique en ligne. »

2. On demande pourquoi

(×5, ou plus si nécessaire)

Pourquoi ?
→ « Parce que nos ventes en ligne stagnent. »

Pourquoi ?
→ « Les gens abandonnent leur panier. »

Pourquoi ?
→ « Le processus de commande est trop long. »

Pourquoi ?
→ « On demande trop d'infos dès le départ. »

Pourquoi ?
→ « On pensais en avoir besoin pour le marketing, mais finalement la moitié de sert pas. »

Cause racine : Pas de validation terrain. Le site n'est peut-être même pas le problème: c'est le processus qui semble tuer l'expérience. Travaillons plutôt là-dessus.

3. On reformule le besoin

Au lieu de « refaire le site », on se retrouve avec :
→ Simplifier le parcours transactionnel.
→ Tester avec des usagers réels.
→ Rendre plus fluide ce qui bloque.

Résultat : un projet plus ciblé, moins cher, plus efficace.

Combinaison gagnante

On utilise les 5 pourquoi en atelier de cadrage, souvent combinés à :

  • De la recherche avec utilisateurs (pour valider les hypothèses).

  • Des évaluations impact/effort (pour comprendre les priorités).

  • Des protoypes (pour tester les parcours avant de coder).

Ça nous donne une base solide pour recommander la bonne solution.

Pourquoi ça marche

  • Ça sort du mode solution : on écoute avant de proposer.

  • Ça aligne l'équipe : tout le monde comprend le vrai enjeu.

  • Ça priorise : quand on sait où ça bloque, on sait quoi faire en premier.

  • Ça sauve du temps (et de l'argent) : moins de fonctionnalités inutiles, plus d'impact et plus rapidement en place.

Pièges à éviter

Arrêter trop tôt
Parfois, 5 pourquoi ne suffisent pas. Continue jusqu'à ce que tu sentes que la réponse change de nature et que tu passes du symptôme au système.

Blâmer des personnes
Les 5 pourquoi ciblent les processus, pas les gens. Si tu tombes sur « Parce que Marc n'a pas fait sa job », recadre : « Pourquoi Marc n'a pas pu faire ce qu'il fallait pour livrer ? »

Confondre corrélation et cause
« Parce que c'est comme ça » ou « Parce qu'on l'a toujours fait » ne sont pas des causes, ce sont des impasses. À ce moment là, il faut continuer à creuser.

Envie qu'on creuse ensemble ?

On peut t'accompagner dans ton analyse de besoins, ton cadrage UX, ou ton projet numérique au complet.

Prend un rendez-vous avec Mylène pour en jaser.

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